Communication

Réponses à une polémique

Il a été porté à mon attention des accusations graves, portées à l’encontre du principal porteur de plume de cette plateforme par monsieur Ibuka Ndjoli, fondateur et directeur général de l’entreprise Kusoma Group, qui fait l’objet de notre dernière étude de cas. Afin de ne pas perturber les lecteurs, il nous paraît nécessaire de rétablir certains faits.

1/ Je n’ai pas été employée, mais bénévole chez Kusoma Group entre décembre 2015 et août 2017, date à laquelle j’ai prévenu monsieur Ndjoli de mon départ. Les faits étant connus, je n’ai pas jugé utile de les mentionner dans l’article puisque je ne me servais d’aucune information obtenue dans un cadre privé, et que monsieur Ndjoli – de même que tous les membres de ma timeline Facebook – était au courant que j’étais susceptible de réaliser une étude de cas sur son entreprise (statut légèrement modifié : il vous suffit d’aller dans l’historique des modifications, en haut à droite, vous vérifier que les deux seules modifications effectuées ne portent que sur 1) l’aperçu du lien mis en avant, et non le lien du blog, 2) les paramètres de confidentialité, afin que les membres extérieurs à ma timeline puissent y avoir accès). Nous en avions même ri sous ce post. Je suis donc très étonné de lire qu’il n’était absolument pas au courant. Monsieur Ndjoli ayant la fâcheuse tendance de supprimer tout ce qu’il ne désire pas voir publié, j’ai découvert, de nouveau à mon grand étonnement, que les publications attestant de mon passage chez Kusoma Group avaient toutes été supprimées de la page Facebook de l’entreprise, ainsi que du blog de l’entreprise. J’ai donc réalisé des screenshots de toutes les publications publiques servant de preuves tangibles, au vu de son autre tendance fâcheuse : modifier ce qui peut porter préjudice à ses allégations mensongères.

2/ Concernant le fait que monsieur Ndjoli aurait découvert que ma startup – RALLYW – développait la même solution que Kusoma Group. Si monsieur Ndjoli n’avait pas tronqué abusivement les screenshots qu’il a publiés de manière délictueuse, vous auriez lu ceci à la date du 6 décembre 2015, faisant immédiatement suite à sa proposition de rejoindre l’équipe de Kusoma : (P1)

« Concernant ta proposition, je me dois de t’informer d’un fait. Je suis non seulement auteur, mais aussi « startupeuse » lol Il s’agit d’un projet à la fois similaire et différent du Kusoma group. Similaire parce qu’il s’agit de livres, différent parce qu’on va se contenter d’être une bibliothèque en ligne façon Amazon, qui s’adresse à un public qui vit en Occident, rien de nouveau sous le soleil, rires.

Ce à quoi monsieur Ndjoli a répondu :

« Concernant votre startup, je me réjouis qu’elle aussi ait pour combat la promotion du livre. Trop peu de projets, hélas, portent sur le livre, car, d’aucuns pensent encore que c’est un secteur qui ne vaut pas la peine que l’on se donne la peine pour lui. (…) Alors, je suis heureux que votre startup s’attaque à ce problème. Et si vous avez besoin d’aide, quelle qu’elle soit, n’hesitez pas. J’ai eu à bosser avec des éditeurs traditionnels ainsi que pour 2 bibliothèques. Il faut bien que cette expérience serve. »

Le 27 janvier 2017, j’envoyais ce message dépité à monsieur Ndjoli : (P2)

« En voilà d’autres qui m’ont piqué mes idées : sunubiir.com/sima/ »

Ma solution n’étant pas publique et ce message étant destiné à un ami, « piqué » ici correspondait à « ils m’ont pris de vitesse ». Pour ceux qui ne le connaissent pas, Sunubiir est un site de publication de romans-feuilletons et un média féminin. Rien à voir avec Kusoma Group donc. Et cela, monsieur Ndjoli en avait parfaitement connaissance, puisque, de même que j’aidais bénévolement son entreprise, il aidait la mienne. Il a même discuté avec le MOE de la première plateforme de RALLYW un jour, afin de nous aider à résoudre un problème. Du business model à l’aspect esthétique, il n’existe pas un aspect de la startup qui était inconnu à monsieur Ndjoli, puisque nous échangeons régulièrement sur nos projets. J’ai été surpris qu’il poste des screenshots de l’aspect de la plateforme en affirmant que c’était la preuve de notre copie.

Les gens qui l’ont lu ne se sont pas demandé un seul instant pourquoi un copieur enverrait la preuve de son forfait au propriétaire de la plateforme qu’il aurait copié, ni pourquoi ce dernier n’avait pas reproché son forfait au premier. A l’envoi des images dont monsieur Ndjoli s’est servi pour arguer du « copiage » de Kusoma, il a répondu « Superbe le design » (P3). Le fait est que RALLYW n’avait rien à voir avec Kusoma. Au fur et à mesure de son élaboration, la solution est passée d’une plateforme de commercialisation et de lecture en ligne à un univers de lecture gamifié, un mélange de textes interactifs et de sons, de lumière, d’images et de couleurs, qui se modifieraient au gré des choix des lecteurs. Si la startup a échoué, comme le dit monsieur Ndjoli, c’est parce que la technologie nécessaire pour développer l’application dépassait les capacités des deux développeurs de l’équipe (qui comptait un AMOA et un MOE).

L’équipe de quatre personnes que nous étions a alors contacté un prestataire extérieur, afin d’obtenir un devis. Le coût ? Plus de 15 000 € en supprimant la plupart des features pour obtenir un MVP. Sans compter les frais de formation du MOE à cette technologie particulière ainsi que la maintenance que le prestataire allait effectuer entre-temps. Le coût de l’ajout de chaque feature étant prohibitif, nous avons décidé de mettre fin à ce projet, car le MVP n’était absolument pas représentatif de l’offre que nous voulions proposer. C’est ainsi que s’est terminée cette aventure. Et tout cela, monsieur Ndjoli le savait. Il l’a juste « commodément oublié ». Le MOE, à qui j’ai parlé de cette histoire, est d’ailleurs très choqué par la réaction de la personne si gentille et si accessible avec qui il a échangé par téléphone. Il n’est pas le seul d’ailleurs. Personnellement, je parie sur une réaction illogique provenant d’une tendance narcissique (il se trouve que durant mes études, j’ai eu le discutable avantage d’avoir une UE de psycho. Discutable parce que cela est susceptible de vous rendre parano. Jusqu’à ce que l’on vous explique qu’il faut un certain nombre de signes cliniques pour diagnostiquer la maladie – la personnalité narcissique est considérée comme pathologique car elle provoque des réactions qui obscurcissent le jugement – pour ceux que cela intéresse, le DSM-5 constitue un ouvrage de référence sur le sujet).

3/ À propos de la tradition du blog, qui consiste à ne pas prévenir les entreprises concernées que nous allons écrire à leur propos. Cella-là était la meilleure ! Rires. La première fois que je l’ai fait, monsieur Ndjoli m’a repris en inbox : (P4)

« Le blog du Disrupteur et (mon prénom) sont deux entités distinctes. L’un est objectif et ne craint pas de froisser, tant qu’il est dans sa vérité, l’autre, plus douce car à chacun de ses dires, sa personne est engagée. (…) Quand tu écris un article, tu es le disrupteur, pas la jeune dame qui bosse avec (mon client). »

Client que j’ai prévenu au préalable que j’accepterais de bosser avec lui uniquement s’il était d’accord avec le fait que j’écrirais sur son entreprise quoi qu’il arrive, du moment que je n’utilise pas d’informations dont j’aurais eu connaissance dans le cadre de mes activités de consultant. Les sources utilisées devraient donc être publiques, comme c’est le cas pour l’étude de cas que j’ai réalisé sur l’entreprise de monsieur Ndjoli. Je m’étonne donc qu’ayant grandement participé à l’élaboration de cette règle il s’en offusque. J’ai fini par comprendre que monsieur Ndjoli n’avait aucun problème avec les règles, tant qu’elles ne s’appliquaient pas à son entreprise, qu’il confond visiblement avec sa personne. Ce que je trouve dommage, l’étude de cas ne portant exclusivement que sur la première.

4/ Sur le fait que nous soyons incompétent à réaliser le travail que nous faisons ici : monsieur Ndjoli a déclaré le 7 juin 2016 dans une publication Facebook, suite à notre étude de cas sur Nanawax,

« A la place de Nanawax, j’embaucherai la jeune dame derrière cet article comme Community Manager, d’autant plus que cela fait partie de ses compétences.« 

En août 2016, suite à la publication de l’étude de cas sur VMK, j’ai reçu une proposition. Il s’agissait de piloter entièrement une campagne électorale législative dans mon pays. Lorsque je lui en ai fait part en rigolant, celui que j’appelais « frangin » a vivement manifesté son enthousiasme (P5), comme tout ami qui serait heureux pour son amie. Je suis donc très étonné qu’il dise à présent douter de mes compétences. A moins d’être très… incompréhensible, pour rester poli. On ne se montre pas enthousiaste lorsque l’on apprend que quelqu’un que l’on considère comme un incompétent va piloter l’élaboration et l’exécution d’une campagne législative de A à Z.

5/ Monsieur Ndjoli m’a dépeint comme ce que l’on nomme communément un « hater ». Lorsque j’ai commencé à m’inquiéter du fait qu’il se pourrait que je sois trop critique, il m’a pourtant répondu : (P6)

« Mdrr!!! Je trouve que tu es comme il faut. Si tu n’étais pas très critique, il y aurait un problème. »

6/ Monsieur Ndjoli a écrit qu’il doutait de la pertinence de ce blog. Il en était pourtant un grand fan jusqu’à ce qu’en Septembre 2016, date à laquelle nous avons coécrit un article sur la distinction entre entreprise et startup suite à une discussion intéressante, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il se mette à penser que je souhaitais quitter son entreprise sans lui en parler. Sachant qu’un mois avant, j’avais publié une étude de cas sur VMK où je me montrais presque « méchant » (mdr) avec son CEO, Vérone Mankou. Cette étude de cas a bien fait rire monsieur Ndjoli d’ailleurs, il ne trouvait alors rien à redire au sarcasme dont nous faisions preuve. Quant à monsieur Mankou, il nous a gentiment reproché dans une discussion sous un de ses posts d’attendre trop de lui, car il avait besoin du concours de tous pour participer à construire ce Congo que nous voulions. Monsieur Mankou ne s’est pas mis à pleurnicher comme un enfant en criant au complot israëlo-palestinien parce que nous avions analysé sa startup et sa communication personnelle – ce dont monsieur Ndjoli n’a même pas l’excuse, puisque l’étude de cas concerne exclusivement Kusoma Group.

7/ Selon certaines personnes, sa réaction vient du fait qu’il a cru qu’en rédigeant cette étude de cas, je m’en prenais à sa réputation professionnelle par vengeance. Vengeance qui aurait un motif inconnu. Il m’a également accusé de déloyauté en prétendant avoir appris via un article – publié le 17 septembre 2016 et intitulé « il est temps de partir » – que j’avais pris la décision de quitter Kusoma (j’ai supprimé les paragraphes expliquant vaguement pourquoi j’ai quitté l’entreprise. A l’époque, je ne comptais jamais évoquer le nom de l’entreprise aussi ce texte ne portait-il pas à conséquence. Ce qui change avec cet article.). Comment dire ça… L’entreprise en question était Nanawax, pour laquelle j’ai fait de la gestion de crise et du community management pendant deux mois. La propriétaire de la plateforme Pagnifik, que j’ai contacté pour qu’elle publie un communiqué de presse de Nanawax sur sa plateforme confirmera ce fait. Elle possède toujours nos échanges à ce sujet.

Ce qui me laisse perplexe, c’est que monsieur Ndjoli ait considéré que je m’apprêtais à quitter son entreprise en lisant cet article, mais qu’il ne m’a pas posé la question durant toute l’année suivant sa publication, année durant laquelle celui que je considérais comme un ami et moi avons continué à collaborer sur nos projets respectifs. C’est… surprenant.

8/ Monsieur Ndjoli se pense l’objet d’une cabale organisée contre sa personne par les membres d’une secte obscure, dont les membres auraient pour but de le décrédibiliser. Il a d’ailleurs accusé une lectrice de ce blog, qui est d’ailleurs une amie, de faire partie de cette croisade contre sa réputation professionnelle. Sur la base du partage de l’article, de sa prise de position en faveur de la critique constructive réalisée, et sur l’expression de sa déception devant sa réaction. Donc, pour Ibuka Ndjoli, tous ceux qui ont trouvé cette étude pertinente sont… des complotistes. D’accord. Il semble qu’il existe une règle non écrite qui stipule que trouver pertinent un article critique qui traite de l’entreprise d’une personne équivaut à signifier son appartenance à un groupuscule de haters engagé dans la décrédibilisation de cette personne. D’accord. Well toutes mes excuses, je n’étais pas au courant, rires. On en découvre des choses tous les jours quand même, dans cet environnement !

Sans compter que bon, tant qu’à planifier une cabale contre quelqu’un – si cabale il y a -, autant le faire contre une personne très connue. Ce qui n’est pas le cas de monsieur Ndjoli. Même Edith Brou, qui aurait pu s’offusquer de la ligne que nous avons écrite sur elle dans notre avis sur Afropreneur, a eu l’intelligence de ne pas réagir. A votre avis, si Ace est vraiment un hater, pourquoi placer cette ligne au milieu de tant d’autres lignes qui s’adressent à tant d’autres personnes ? Pourquoi prendre le soin de ne pas rendre accessible au grand public le post sous lequel j’explicite mon avis sur la marque Edith Brou sur Facebook ? Parce que justement, un article de ce genre adressé à elle seule brouille la limite entre personne et marque personnelle. Il est susceptible de la blesser, sans même parler de l’humilier. Des témoignages que nous avons reçus (sur une de ses actions en particulier – elle a aidé quelqu’un à trouver un emploi), Edith Brou semble être une personne formidable. Cependant, elle fait partie d’un système que je récuse. Il serait néanmoins injuste d’écrire un tel papier à son sujet car la cible du disrupteur n’est pas sa personne, mais bien le système dont elle est l’une des incarnations. Savoir faire la part des choses est crucial lorsque l’on écrit sur des marques.

Curieusement, aucun lecteur qualifié (qui s’y connaît sur le sujet), n’a trouvé quoi que ce soit à redire à la méthodologie, à l’argumentaire, et à la conclusion préliminaire de l’article (qui je le rappelle, ne constitue que la première partie de cette étude de cas rédigée sur Kusoma Group). Jusqu’à ce que monsieur Ndjoli réponde, non comme le dirigeant de Kusoma Group – c’est-à-dire sur les comptes et le blog de l’entreprise, comme tout dirigeant d’entreprise normal dans ces conditions -, mais en tant qu’Ibuka Ndjoli, leader des internets faisant l’objet d’une cabale contre sa réputation. Je vais le redire : être compétent ne signifie pas que l’on est infaillible. Surtout lorsqu’il s’agit de sa propre entreprise, dans laquelle on a mis tellement d’efforts et pour laquelle on a tellement sacrifié.

Ceux qui prétendent le contraire n’ont jamais été passionnés par un sujet. Je peux comprendre que l’on craigne que décortiquer une entreprise soit équivalent au fait de la mettre à nu (quoique franchement, à quoi vous attendiez-vous en la publiant ?), mais je trouve ce raisonnement proprement stupide. Non seulement monsieur Ndjoli n’y a rien trouvé à redire lorsqu’il s’agissait d’autres entreprises que la sienne (avant Afropreneurs visiblement), mais personne n’aurait jamais rien écrit sur Facebook, Paypal, Uber, Airbnb et le reste si tout le monde raisonnait de cette façon. Well, personne n’écrit jamais rien de ce genre sur les entreprises Africaines francophones de toutes les façons, les brèves d’actualité déprimantes et souvent inexactes exceptées. L’on préfère écrire sur la politique (et encore !) et la vie civile.

C’est pour cela que Le blog du disrupteur est né, monsieur Ibuka Ndjoli doit d’ailleurs se rappeler des événements, des discussions et du but qui ont présidés à sa création. Il y adhérait en tout cas. Pourtant, le jour où j’ai écrit le nom d’un scam qui le faisait rire (P7) et qui me tapait sur le système a été celui où il m’a collé l’étiquette de hater. Je devrais dire plusieurs scams d’ailleurs, les messages dans lesquels il les qualifiait de façon  méprisante figurant sous mes yeux (P8). Mais. C’est mal de le dire en public n’est-ce pas ? Très mal. C’est, comme dirait la personne qui est venue me le reprocher en inbox : « le crime sur Edith C’était nécessaire ? Mais j’avoue j’ai rigolé ». L’hypocrisie francophone, c’est vraiment quelque chose. On rit dans le dos des gens, se moque de leurs erreurs, prophétise leur chute, mais on ne leur dit rien, ne les aide en rien pour leur éviter de se casser la figure.

LBD est né pour fournir cette aide. Pas seulement aux fondateurs d’entreprises dont les structures font l’objet d’étude de cas, mais à tous ceux qui les lisent. Voilà pourquoi les articles sont publics et non « envoyés en inbox » comme on m’en fait tout le temps le reproche. De plus, il s’agit là d’un travail pour lequel on rémunère des consultants. Je le fais gratuitement parce que je crois que dans notre situation de désert informationnel, vendre de l’eau en période de sécheresse est un crime – j’ai trouvé le même style d’étude de cas à 850 € sur une plateforme bien connue, ce qui m’a scandalisé. Mes amis se sont moqués de moi. Je trouve pourtant cela scandaleux. Et mon avis n’est pas près de changer.

Deux lectrices ont dit qu’elles avaient trouvé cette étude de cas pleine de douceur. Un autre m’a affirmé que sa première impression était qu’Ace avait écrit par amour. Pour ouvrir les yeux au porteur de projet en le prévenant qu’il se perdait, que ses efforts étaient dispensés au mauvais endroit. Tout cela m’a grandement surpris. Il faut croire que parler d’une entreprise inconnue et parler d’une entreprise que l’on a contribué à construire, dont l’on a un jour considéré le porteur de projet comme un frère est entièrement différent.

Un autre lecteur m’a dit que ma note du début (« Nous discuterons également du statut de l’erreur en fin d’article, je crois qu’il s’agit là de quelque chose de fondamental, qui n’est ni compris ni accepté en Afrique francophone. Surtout par les startupeurs. ») était un propos prophétique. Avant d’ajouter : « j’ai kiffé XD C’est tellement instructif ! Ouais mais comment tu parles mal aussi XD Tu es tout ce que j’aime et tout ce que je déteste, tu es à la limite de l’insulte dans tes démonstrations implacables. Tu es genre « pourquoi tu fais de la merde ? » tout en démontrant de manière objective pourquoi le projet sent le poison. » Le problème serait donc, en plus du sarcasme, le fait de réaliser des démonstrations méthodiques.

Un autre encore a écrit : « je suis resté éveillé toutes la nuit à lire une série d’interview et d’analyses balancées à grands coups de massue (le mot est faible) sur un blog (je n’aime pas ce mot) sur la thématique de l’entrepreneuriat numérique et l’univers des startup en Afrique… (…) J’ai beaucoup apprécié le point de vu de mlle Paola Audrey (…) sur l’univers des médias et les choix stratégiques qu’elle et les membres de son équipe ont adopté pour la création et le renforcement de l’image de marque de leur magazine. (…) J’ai rigolé en lisant l’analyse du brand event Adicom day « cheval de troie de Totem Experience digital agency ~ ah la fille ou le mec derrière Le blog du disrupteur là hein ils vont tapper sur sa bouche là un jour dès anyway ça tout le monde (les participants) le savais dès le départ enfin je crois car c’était visible comme deux nez au milieu d’un visage ».

Il a ajouté sous un autre post :

« Merci à vous deux pour ma migraine de cette nuit et merci jai lu toute cette nuit son article , tes articles , une seule chose que je retiens. Les gars ici sont pas encore mature (disruptivement parlant biensure) pour accepter ce genres de critiques (même partisans ~ ça arrive) sans les prendre pour une attaque personnelle 🤖 continu Ace Bluemental il faut aussi ça pour réveiller les troupes … »

(En temps normal je vous aurais atomisé pour ces fautes, c’est ce que fait un auditeur bienveillant à celui qu’il lit, selon l’acceptation personnelle que nous en avons. Sourire.)

9/ Suite aux accusations portées à mon encontre par monsieur Ndjoli, de nombreuses personnes ont prétendu que la vengeance portait sur une relation sentimentale qui aurait mal tourné. Rire et incrédulité (vous sortiriez avec quelqu’un que vous considériez comme un frère vous ? Cligne des yeux. C’est… Lève les yeux au Ciel.). Lorsque des amis sont venus me poser la question, je suis passé de l’amusement à une colère froide. J’ai un instant envisagé de faire comme lui, de publier non seulement des preuves que nous n’entretenions aucune relation de ce genre – j’ai sous les yeux les échanges portant sur ma relation sentimentale compliquée qui s’est soldée par une réconciliation et ses moqueries sur « la mission évangélique des personnes amoureuses » -, mais également de lui causer du tort à mon tour, sur des bases fondées cette fois. Lorsque je me suis rendu compte de la boue dans laquelle je m’apprêtais à plonger, je me suis pétrifié. Un ami m’a un jour fait confiance en partageant des informations extrêmement sensibles, qui porteraient préjudice à son image. Peu importe que nous ne soyons plus amis aujourd’hui sur la base d’une raison connue de lui seul, faire preuve de déloyauté est absolument exclu. Je vaux mieux que cela. Honorer la confiance est inscrit dans la Bible non écrite des rapports humains. Faire preuve de caractère, c’est être loyal même lorsque l’on se montre déloyal envers vous. Je crois que je suis une personne de caractère.

Les preuves attestant de tout ceci figurant dans des échanges privés, je dois obtenir l’accord public de monsieur Ndjoli afin de les publier. Je lui demande donc de bien vouloir apposer en commentaire la mention « lu et approuvé » suivie des numéros P1, P2, etc. pour que je puisse les ajouter à cet article, et ne contrevenir à aucune loi sur la protection de la vie privée. J’invite également monsieur Ndjoli à rejoindre le terrain professionnel, qu’il n’aurait jamais dû quitter pour tomber dans une bassesse qui ne l’honore pas. Les études de cas servent à aider les entreprises qui en font l’objet, ainsi que les lecteurs et non à les « descendre méchamment ». Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai été remercié par des entrepreneurs suite à une étude de cas, ou encore celles où je les ai rencontré autour d’un café pour discuter de la critique que j’avais publiée sur leur entreprise. Le fameux article où j’ai « descendu gratuitement les gens » m’a d’ailleurs valu de franches rigolades avec deux des personnes dont les propos avaient été raillés, ainsi qu’un café. Elles ignoraient pourtant que je parlerais de leurs interventions dans Afropreneur, mais possèdent tout de même une confiance en soi et un ego sain, qui leur permettent de prendre du recul, de considérer d’autres points de vue que le leur (sans être forcément d’accord) et de rire d’eux-mêmes. C’est ainsi que l’on se conduit lorsque l’on est une personne équilibrée.

10/ Il paraît que je veux me faire un nom sur son dos, rires. Si j’avais vraiment voulu devenir « internet famous« , ces gens que l’on voit dans les événements et qui se comportent comme des demi-dieux sous prétexte qu’ils sont connus par un microcosme sur le net, j’aurais pris des selfies avec toutes les personnes connues que je rencontre depuis trois ans dans le cadre de la rédaction de ce blog. Je ne prends jamais de photos avec les gens. Pas parce que je refuse de le faire mais parce que je n’y pense pas. J’arrive, je rencontre la personne, on bosse ou je l’interview puis je repars comme je suis venu. Un collaborateur s’est même moqué de moi un jour : « tu viens tu travailles directement, on ne boit même pas un verre d’eau ? » Lorsque j’ai fini je me lève et je suis dehors, je ne fais pas ami-ami avec les gens parce que ce n’est pas le but.

Si j’avais voulu être une célébrité du net, j’aurais pris des photos de moi après avoir prêté de l’argent ou investis dans des projets pour les aider à avancer avec en mention « quand on y croit, on participe, c’est Dieu qui donne, je ne suis que le messager ». Ce genre de légendes débiles que les gens écrivent en simulant l’humilité alors que tout ce qu’ils veulent, c’est se faire mousser. J’aurais accepté toutes les invitations de partenariats ou d’invitation à de grands événements reçues, avec quelquefois un billet d’avion en prime. J’aurais laissé les gens mettre le logo du blog en tant que partenaire pour un évent suivi. Je me serais improvisé coach de toutes les personnes qui m’appellent tard le soir ou en pleine journée pour que je leur donne mon avis sur leur entreprise/startup/projet. Des gens qui n’ont aucun problème pour accepter mon ton « méchant » en privé, mais qui s’insurgent comme des vierges effarouchées dès que je publie un billet sur le blog en utilisant exactement le même ton, en plus soft parfois.

« Internet famous« , ce truc totalement débile qui amène les gens à confondre leur projet avec leur personne. Des hypocrites qui sont complètement à l’aise pour descendre les gens en inbox mais qui sont scandalisées lorsque l’on dit la même chose en public, dénué de la méchanceté dont ils ont fait preuve en privé mais sur un ton dur. Le grand problème est donc de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Parce que cela équivaut à « exposer les gens ». D’accord. Nous allons devoir accepter que notre entreprise n’est pas nous, mais une entité dotée d’une personnalité juridique et parfois morale. Juridiquement parlant d’ailleurs, se servir dans la caisse de sa propre boîte constitue un délit. Alors pourquoi grands dieux vous sentez-vous attaqué personnellement lorsque l’on parle de votre entreprise/marque, et non de votre personne ?!! C’est peut-être moi qui ne comprends pas, mais ça me semble aberrant. Il faut franchement m’expliquer, je vais peut-être finir par comprendre. C’est comme si quelqu’un critiquait LBD sur des bases objectives et que je l’accusais de s’en prendre à moi ! I mean, am I stupid ?! LBD est une plateforme web, je suis un être humain, d’où vient la confusion ?! « Ace » n’est qu’une petite partie de moi, une partie que je partage avec tous ceux qui se reconnaissent dans la vision qu’il porte. Car « Ace » signifie « Excellent » en anglais. Ce n’est pas une personne mais un leitmotiv, un encouragement. Cela m’amuse d’ailleurs quand les gens ne s’en rendent pas compte.

On clame tous que l’on veut avancer et faire avancer le continent, cependant dès que quelqu’un se met effectivement à travailler pour qu’on avance ensemble mais qu’il ne cire les pompes de personne et qu’en plus il parle durement en faisant du sarcasme, c’est un terroriste. Il faudrait se renseigner plus avant sur les bénéfices du sarcasme ainsi que leur compréhension. La littérature scientifique est abondante sur le sujet. Le sarcasme est un marqueur d’empathie et d’intelligence (yeah, c’est fou hein ?) – Source : Go ahead, be sarcastic, qui fait état d’une étude en science et technologie réalisée conjointement par Harvard, Columbia, et l’Insead (c’est clair que ce n’est pas sortie de mon chapeau, je n’y aurais pas ajouté l’intelligence. J’aime bien savoir que je ne suis pas totalement dénué d’humanité par contre).


A Ibuka :

Sinon ex-frangin, je suis partagée sur ta sortie. J’ignore si je dois me sentir offensée parce que tu as remis en cause mon intégrité en mentant ou si je dois me sentir insultée par le fait que tu me crois capable de ne pas savoir comment détruire la réputation d’une personne – toi en l’occurrence. Lorsque Tim est ressuscité, j’ai synchronisé mon iTunes. J’avais donc Tim et Roseline en même temps. Réfléchis bien, et souviens-toi du contenu de tous ces messages Whatsapp. Sur deux ans tu m’en as dit des choses. Si j’avais voulu faire ce dont tu m’accuses, c’est-à-dire détruire ta réputation, tu crois que je me serais embêté à écrire une banale étude de cas sur Kusoma ? Comon’ guy, give me some credit. Il aurait suffi que je screenschote la vingtaine de messages « sensibles » qui se trouvent dans mon portable et que je les envoie à qui de droit – dont un à Seneweb (tu sais, sur cette personne récemment applaudie par l’Afrique entière sur une de ses sorties à un sommet, que tu as accusée de t’avoir utilisé comme nègre ?). Tu connais la viralité de ce genre de torchon et leur impact. Tu n’aurais pas eu le temps de te réveiller que tout le monde voudrait ta peau. Et l’un serait peut-être assez offusqué par ton accusation largement partagée pour t’attaquer en justice. Souviens-toi de ces messages, je crois que le fait d’avoir égaré tes précédents portables ne te rend pas service, sinon tu saurais que ce n’est même pas un peu intelligent d’avoir pensé cela.

Même si tu m’en veux pour une raison imaginaire, tu aurais dû te demander si la personne avec qui tu rigolais en partageant des blagues vaseuses au goût douteux (rires), celle que tu as un jour appelé pour te sortir d’une situation compliquée et qui a réagi en te prêtant des sous, tu aurais dû te demander si cette personne était vraiment capable de s’asseoir, et de fomenter une espèce de cabale à ton encontre. Really guy ? Secoue la tête. Ton ego surdimensionné aurait sûrement été mortellement blessé si tu l’avais mis de côté et étais venu me poser la question, au lieu de t’empresser de faire courir tes doigts sur ton clavier pour convaincre le monde entier que tu avais été attaqué par des drones nazis, mais que grâce à la protection divine et à ton irréductible bon sens, tu étais sain et sauf, n’est-ce pas ? Quatre articles, rien que ça. Sans compter le long e-mail rédigé pour servir de preuve dans les inbox de personnes inconnues. Tout ça pour la première partie d’une étude de cas sur Kusoma. Secoue la tête. J’espère que cela valait toute la peine que tu t’es donnée.

Si la personne que j’ai vue en toi un jour existe toujours quelque part, sois plus fort que ton ego. Disciplines-toi et prends de la hauteur. Tu as une semaine avant que je ne publie la seconde partie. Que tu liras, je l’espère, en pleine possession de tes facultés mentales. Et non aiguillé par la paranoïa. J’ai été tenté de faire comme toi et de me rouler dans la boue, en publiant des méchancetés sourcées qui, pour le coup, auraient porté préjudice à ta réputation. Puis je me suis rappelé qu’avant tout, j’essayais d’être un enfant de Dieu décent. Je te pardonne Ibuka, en espérant que lorsque tu ouvriras les yeux sur ton comportement, tu arriveras à te le pardonner à toi-même.

 

About Ace (60 Articles)
Ace est un passionné de communication et de startups. Autodidacte formé auprès de professionnels du marketing et de la communication, il allie exploration personnelle, pratique du métier et recherche incessante d'amélioration dans une approche intégrative, qui s'intéresse au secteur de façon globale, en le replaçant au centre de l'entreprise. Sa démarche s'attache à formaliser de manière spécifique les problématiques communicationnelles qui touchent les structures en tenant compte de leurs divers niveaux d'organisation.

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