Communication

L’œil de l’expert- Ibuka Ndjoli, sur la relation client et l’emploi

Suite à mon article sur le Nanawaxgate, certains de mes collègues ont réagi en analysant l'analyse (c'est le cas d'Ibuka), d'autres en adoptant un angle de vue différent (comme Stévy Wallace). Ils me font l'honneur d'inaugurer ma section "Le coin des experts" avec la série "L’œil de l'expert". Leur expertise est précieuse, à consommer sans modération.

« Je suis à 101% en phase avec cet article. Aussi bien le début, où sont montrées les erreurs de Nana Wax, que la fin, où l’auteure de l’article s’en prend aux détractrices de la marque. Je vous invite à le lire pour deux raisons :

1) si vous êtes entrepreneur ou aspirez à l’être, ce qui est ici appelé un « cas d’école » vous sera utile. Je ne cesse de dire à quel point la gestion de sa clientèle est importante lorsqu’on est un business. De nombreuses entreprises, même les plus géniales, font souvent l’erreur de prendre leurs clients pour acquis; aussi, au lieu d’établir une relation qui leur vaudra le respect, la confiance et le soutien de ces derniers, ils font en sorte que ceux-ci atteignent un niveau de mécontentement si élevé, qu’ils se mettent à ouvertement dénigrer l’entreprise. Sachez-le : un client satisfait en parlera à 10 personnes; un client déçu, et dont on ne s’occupe pas par la suite comme il se doit, en parlera à 100 personnes. Au lieu donc, pour les startups, d’être essentiellement concentrés sur vos ‪#‎data‬ et l’acquisition de nouveaux clients/consommateurs, songez à bien traiter ceux déjà acquis afin qu’ils puissent être, non plus des clients, mais vos ambassadeurs. Ces gens seront sans l’ombre d’un doute vos meilleurs critiques (dans le sens où ils vous diront toujours ce qu’ils pensent), car votre entreprise est désormais aussi la leur; et le fait qu’ils l’aient présentée à d’autres est un engagement, une mise en avant de leur personne et leur bon goût, qu’ils ne vous permettront pas de ternir en agissant mal ou en baissant vos standards. Ce sont vos meilleurs amis, car ils ne vous laisseront pas tomber, et feront tout ce qui est en leur pouvoir afin que vous puissiez toujours croître. Cela commence par un simple partage sur leurs profils personnels de ce que vous faites. Ne négligez pas de telles gens. Ce sont eux qui vous permettront d’acquérir davantage de clients. Alors, traitez bien ces gens. Si l’on dit que le client est roi, ce n’est pas pour rien. Et aujourd’hui, à cette ère du digital, cela est encore plus vrai, car le client a un pouvoir énorme sur votre marque. Il peut apparaître comme une mouche dans votre plat (ccDieretou) et faire en sorte que d’autres perdent confiance en vous.

2) Si vous êtes un étudiant à la recherche d’emploi, cet article est selon moi la meilleure manière de décrocher un emploi dans une entreprise, quelle qu’elle soit. Je le disais déjà en 2013 lors du forum des jeunes espoirs africains que nous avions organisé, les CV et lettres de motivation sont devenus trop communs, trop aisément falsifiables et trop banales pour être pris au sérieux. Les entreprises en reçoivent des tonnes, qu’elles sont parfois obligées d’écarter, ne pouvant tous les consulter. Si votre CV fait partie de ces piles, ne soyez pas surpris(e) que vous ne soyez jamais rappelé(e), qu’importent vos compétences. Certes, comme solution, il y a le piston, aussi appelé le « bras long », qui est déplorable, du reste, mais il y a mieux que cela, il y a ceci : produire un billet où l’on montre un ou des problèmes constatés dans l’entreprise que l’on veut intégrer, et propose des solutions efficaces pour les résoudre. A notre ère du digital, un tel billet, posté sur un blog ou les réseaux sociaux, atteindra pour sûr l’entreprise concernée. Et si les gens derrière cette entreprise sont intelligents, ils contacteront l’auteur(e) du billet et lui proposeront le boulot qu’il briguait. Pourquoi? Premièrement, parce que le fait de produire un tel billet montre que l’on s’intéresse à l’entreprise en question, qu’on la connait et qu’on est déjà prêt à s’investir pour elle. Deuxièmement, parce qu’en procédant de la sorte, on a fait la moitié de l’entretien d’embauche et répondu à la question suivante : « pourquoi vous et pas un autre? » Ajoutés à cela ses compétences en la matière, on ne peut que décrocher le job, parce qu’on est la personne idoine pour résoudre le/les problème(s) constaté(s). Pourquoi pensez-vous que de grandes boîtes comme Facebook proposent un emploi ou donnent de l’argent aux personnes qui les piratent? C’est parce que ces pirates ont mis le doigt sur une chose qu’elles n’avaient pas réalisée, une faille qui était passée sous leur radar. Au lieu donc de passer votre temps à envoyer vos CV aux entreprises qui ne les regarderont pas, montrez à ces entreprises que vous êtes les personnes dont elles ont besoin pour résoudre un problème spécifique ou apporter une valeur précise, et vous aurez votre job. Pour info, je l’ai déjà testé et ça a marché.

A la place de Nana Wax, j’embaucherai la jeune dame derrière cet article comme Community Manager, d’autant plus que cela fait partie de ses compétences. »

barreblanche

Ibuka Ndjoli

barreblanche

Il a souri après avoir lu l’article, m’a félicité, m’a dit ce qui allait m’arriver et m’en a indiqué les points faibles. Tout le monde l’a jugé quasiment parfait, ce qu’il est loin d’être. Seules trois personnes ont su le critiquer convenablement, c’est-à-dire avec les bons arguments : la présidente de mon association, une amie qui fait partie des alumni de la même association et Ibuka. Devinez laquelle est mon mentor.

Seuls les abonnés du compte Facebook et du compte Twitter d’Ibuka ont la primeur de certains de ses posts. Je trouvais cela injuste alors je suis entrée en campagne pour m’emparer de cet article, et vous le donner.

barreblanche

 Ace


Le coin des experts est une rubrique du blog du disrupteur. Elle accueille les contributions de personnes ayant une certaine expérience en entrepreneuriat, en communication, en marketing ou dans n’importe quel autre domaine connexe. Le but de cet espace est de permettre au public cible de profiter de l’expérience des professionnels des différents secteurs d’intérêt. 


Nous retrouverons Stévy Wallace demain pour la suite. Vous vous souvenez de mon article sur le passage du statut d’amateur à celui d’expert ? Si ce n’est pas le cas, c’est le moment de le lire.

Vous êtes un expert du monde des startups (entrepreneur chevronné, community manager avec une expérience conséquente, chargé de communication ou autre) et vous souhaitez nous faire bénéficier de votre expertise ? Envoyez-nous un message avec :

  • le sujet que vous souhaitez aborder ;
  • votre (vos) blog(s) / liens vers des livres et toute autre production qui nous permettra de justifier de votre statut d’expert.

J’ai pêché ces deux gros poissons moi-même, mais vous pouvez entrer dans mes filets tous seuls.

barreblanche

Ace

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