Communication

Il est temps de partir

Partir. Je n’envisageais cela que de très loin. Cela m’est déjà arrivé bien sûr, l’on m’a déjà quitté, je ne suis parti qu’une fois. Inutile de vous emballer, nous parlons bien de startup. Rires. Si vous êtes un familier de la section « la team » de ce blog, vous savez que nous utilisons l’analogie du mariage et des relations amoureuses pour illustrer notre propos. Le bonjour à ceux qui débarquent, asseyez-vous au premier rang, histoire que je vous vois bien.

Quand ça ne va plus

L’on peut décider de partir pour des raisons diverses et variées – problèmes personnels, incompatibilités d’humeurs (on parle toujours de startup lol), questions d’emplois du temps, incompréhensions, envie d’évoluer ailleurs, meilleures opportunités, etc. -. Je vais vous parler de ce qui me décide à partir, aujourd’hui.

Mes clients entendent parler de moi de deux façons : ils me découvrent sur les réseaux sociaux, par le biais d’un article ou, plus généralement, quelqu’un leur recommande mes compétences. J’étais ce matin en réunion avec l’un d’eux, nous faisions le point sur sa stratégie médias et influenceurs quand il m’est apparu que je m’amusais. Cela ne m’était pas arrivé depuis un moment. Ces derniers temps je ne m’amuse guère, excepté lorsque je travaille avec les membres de ma startup ou ceux de mon entreprise.

J’aime ce que je fais. J’ai coutume de dire en rigolant que la communication et l’entrepreneuriat sont mes deux maîtresses, je chéris l’une et l’autre avec une égale tendresse. Je me suis pourtant surpris à éprouver un agacement latent vis-à-vis de certains de mes clients et, comme souvent, je n’ai rien dit un bon moment. Parce que je ne me sentais plus impliqué. Parce que j’avais décidé de partir. Comme l’a dit mon mentor un jour : partir est un processus qui commence dès que l’on commence à considérer l’idée même de quitter l’entreprise/la personne. En faisant le compte, je crois que j’ai décidé de partir il y a deux mois.

J’ai fait une erreur

Une rupture est toujours la faute des deux parties,

cf. mon coach en développement personnel très personnel. Après introspection, il m’est apparu que la raison de mon agacement était l’absence de professionnalisme de mon vis-à-vis, et celle de mon désintérêt le manque de confiance qui régnait entre nous. J’ai fait une erreur en me taisant. J’aurais dû m’exprimer dès que j’ai pris conscience du problème, je ne l’ai pas fait. Parce que j’attendais. Les trois premiers mois qui suivent le début d’une collaboration sont en général un mauvais moyen de l’évaluer, la période décisive est celle qui suit cette espère de frénésie où l’on se découvre et s’attelle à faire fonctionner la relation. Le phénomène d’accoutumance se met en place, l’on se connaît mieux. L’on apprend à identifier les mécanismes du client, sa façon de penser et de communiquer. J’appelle cette période « la mise à l’épreuve ».

Lorsqu’un client ne tient aucunement compte de certains des conseils que vous lui donnez, il veut subtilement vous faire comprendre qu’il n’en a rien à faire, vous passez donc à autre chose, et avancez quand même. Même s’ils sont essentiels. Lorsque ce même client ne comprend pas pourquoi les choses ne fonctionnent pas comme il faut alors que vous êtes là et que c’est votre boulot de veiller à ce que tout aille bien, vous lui expliquez calmement que c’est parce qu’il n’a pas tenu compte de vos recommandations. Il ne veut rien entendre, alors vous modifiez votre process histoire d’en faire le moins possible et il est content ! Il est content. Sourire. Le business va mal, mais tant que le client est content… Il est temps de se séparer.

C’est triste à dire, mais je ne fais pas ce boulot pour l’argent, j’aimerais bien pourtant. Cela ne m’aurait posé aucun problème de continuer à recevoir des virements pour faire beaucoup et moins bien que je ne suis supposé en faire. J’aurais adoré être de ces personnes qui considèrent qu’ils ont fait leur part en prévenant le client, que le reste le regarde et qu’en conséquence, ils peuvent poursuivre la collaboration. Sourire. Oui, je pense que j’aurais aimé ça.

Le passage à l’acte

Je me suis amusé aujourd’hui, comme tous les jours depuis deux mois lorsqu’il s’agit de cette boîte-là en particulier. Après trois heures de réunion à parler marketing, communication et expérience client, je me suis rendu compte que je n’avais rien avalé depuis le matin et j’ai souri. Ce sont les « symptômes ». J’avais appris pas mal de choses sur la logistique et le fonctionnement d’un site d’e-commerce, ainsi que les aléas du perfectionnisme. Oui, j’étais heureux. Cela m’a fait réaliser que je ne méritais pas de me punir en me retenant plus longtemps de claquer la porte à quelque chose qui ne correspondait pas à mes valeurs. Oui, le client a besoin de conseil. Le dernier qu’il recevra de moi sera celui d’embaucher quelqu’un d’autre.

#mAverick

barreblanche

Ace

About Ace (44 Articles)
Ace est un passionné de communication et de startups. Autodidacte formé auprès de professionnels du marketing et de la communication, il allie exploration personnelle, pratique du métier et recherche incessante d'amélioration dans une approche intégrative, qui s'intéresse au secteur de façon globale, en le replaçant au centre de l'entreprise. Sa démarche s'attache à formaliser de manière spécifique les problématiques communicationnelles qui touchent les structures en tenant compte de leurs divers niveaux d'organisation.

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